Poser une intention : à quoi ça sert vraiment ?
Poser une intention, c’est choisir consciemment la manière dont tu souhaites vivre une situation, une journée ou une période de ta vie.
Contrairement à un objectif, qui concerne généralement quelque chose à atteindre ou à réaliser, une intention concerne davantage la façon dont tu souhaites avancer.
Tu peux avoir pour objectif de réussir une présentation importante et poser l’intention de la vivre avec calme et confiance. Tu peux avoir une journée chargée devant toi et choisir de la traverser avec davantage de présence, de légèreté ou de patience.
L’intention ne garantit évidemment pas que ta journée se déroulera comme prévu. Elle ne permet pas non plus de contrôler ce qui t’arrive : ce serait quand même bien pratique !
En revanche, elle te donne une direction intérieure :
À quoi ai-je envie de donner de la place aujourd’hui ?
Et cette simple question peut déjà modifier la manière dont tu portes ton attention, fais certains choix ou réagis à ce qui se présente.
Une intention ne permet pas de tout contrôler
Il y a pourtant une nuance importante : poser une intention ne signifie pas que tout dépend de toi.
Tu peux préparer un projet avec soin et rencontrer un imprévu. Faire de ton mieux et ne pas obtenir le résultat espéré. Avoir posé l’intention d’être calme et perdre patience à 10 h 12. Ça arrive.
En revanche, certaines croyances ou habitudes de pensée peuvent influencer, parfois très discrètement, notre manière d’agir.
« Je ne vais pas y arriver. »
« Ce n’est pas pour moi. »
« Je ne suis pas capable de faire ça. »
À force de les répéter, on peut finir par ne plus les remarquer.
Poser une intention peut justement créer un petit espace entre ces automatismes et la façon dont tu choisis d’avancer.
Non pas pour contrôler le résultat, mais pour revenir à une question beaucoup plus simple :
Comment ai-je envie de vivre cette situation ?
Comment poser une intention qui a du sens pour toi ?
“Ecoute la fureur qui gronde en toi ! Pour la comprendre, paradoxalement, le calme intérieur, il te faudra…”
Moi*
*quand je me prends pour Maître Yoda (on est plusieurs dans ma tête 😁)
Avant de poser une intention, encore faut-il s’entendre un peu penser. Prendre quelques instants pour ralentir, revenir à soi et écouter ce qui est réellement important à ce moment-là.
Méditation, relaxation, yoga, marche, respiration… peu importe la méthode. L’idée n’est pas de faire parfaitement le calme dans ta tête, mais de créer suffisamment d’espace pour entendre ce que tu veux vraiment.
- Sois clair.
Une intention simple est plus facile à garder en tête. « Aujourd’hui, je veux avancer avec calme » est probablement plus utile qu’une grande formule compliquée. - Choisis quelque chose qui a du sens pour toi.
Pas ce que tu devrais ressentir ou ce qui ferait joli dans un carnet. Demande-toi plutôt : de quoi ai-je réellement besoin aujourd’hui ? - Formule ton intention comme une direction.
Calme, confiance, ouverture, curiosité, légèreté, courage, présence… Il ne s’agit pas d’un résultat à obtenir mais d’une manière d’avancer. - Ne t’accroche pas au résultat.
Tu peux poser une intention et vivre malgré tout une journée compliquée. Ton intention reste une boussole, pas un contrat avec la vie. - Reviens-y dans la journée.
Tu t’es laissé embarquer ? Tu as oublié ton intention pendant trois heures ? Aucun problème. Tu peux simplement y revenir. - Traduis-la en actes.
Si ton intention est de prendre soin de toi, à quoi cela ressemble-t-il concrètement aujourd’hui ? Dire non ? Faire une pause ? Demander de l’aide ? Sortir marcher dix minutes ? Une intention prend tout son sens lorsqu’elle commence à influencer tes choix.
Ouvrir la porte aux “Je ne sais pas”
Quand nous sommes perdu dans notre drame, nous vivons très souvent entouré de certitudes : “oh, de toute façon je n’y arriverai pas !”, “c’est impossible”, “je suis trop vieux/vieille”, “je ne m’en remettrai jamais”,…
Celles-là même qui nous protègent de l’inconnu, nous gardent cloîtrés dans notre zone de confort. Et oui, même la douleur peut devenir confortable si cela nous empêche de faire face à la peur de l’inconnu. Car c’est bien là notre plus grande peur… l’inconnu. Ma douleur, je la connais, je fais avec.
Pour le reste… Ouvrir la porte aux “je ne sais pas” c’est s’ouvrir à la connaissance. La connaissance de nouvelles façons de faire, de nouvelles personnes, de nouvelles expériences. Et si, finalement, c’était possible ? Dans le fond, rien ne me prouve que c’est impossible ! Absolument rien, si ce n’est le refus de voir la réalité en face… c’est peut-être possible et je ne peux pas prouver le contraire.
Ouvrir la porte au « je ne sais pas », ce n’est donc pas renoncer à comprendre. C’est simplement accepter que ce que tu crois impossible aujourd’hui ne l’est peut-être pas forcément.
Et cela laisse déjà un peu plus de place à de nouvelles façons de penser, de choisir… et d’avancer.
Ça ne se fait pas tout seul !
Bien sur, il ne suffit pas de faire deux heures de méditation et de penser tous les jours « je vais bien, tout va bien, je suis abondant, bla, bla bla « , et attendre gentiment au milieu de ton salon que tout arrive .
Parce qu’une intention ne remplace pas l’action. Elle lui donne une direction.
Il faut ensuite créer un lien entre ce que tu souhaites vivre et tes comportements au quotidien.
- À quoi dis-tu oui… et à quoi as-tu besoin de dire non ?
- Quelle action concrète pourrait aller dans le sens de ton intention ?
- Qu’aurais-tu besoin de faire différemment aujourd’hui ?
Un rituel de 2 minutes pour poser ton intention le matin
Le matin, juste après ton réveil, prends un court instant avant de te laisser happer par ce que tu as à faire.
Pas besoin de méditer une demi-heure ni de sortir le tapis de yoga. Deux minutes peuvent suffire.
Demande-toi simplement :
Comment ai-je envie de vivre cette journée ?
Pas qu’est-ce que je dois faire aujourd’hui ? Ta liste de choses à faire se chargera très bien de te le rappeler.
Mais plutôt : comment ai-je envie d’être au milieu de tout ça ?
Peut-être avec plus de calme, de confiance, de légèreté, de patience, d’ouverture ou simplement davantage de présence.
Choisis un mot ou une phrase simple et garde-la comme fil conducteur de ta journée.
Et lorsque tu te rends compte, quelques heures plus tard, que tu es parti dans tous les sens (parce que oui, ça arrivera) reviens simplement à ton intention.
Le soir, tu peux prendre quelques secondes pour observer ta journée :
À quels moments ai-je vécu en accord avec mon intention ?
Quand l’ai-je complètement oubliée ?
Qu’est-ce que cela m’apprend sur moi ?
Sans note, sans jugement et sans chercher à avoir « réussi » l’exercice.
Tu peux également utiliser ce petit rituel avant une réunion, une conversation importante, un rendez-vous ou n’importe quelle situation dans laquelle tu souhaites choisir plus consciemment la manière dont tu veux avancer.
Et demain matin ? Tu recommences. Avec la même intention si elle te convient encore… ou une toute nouvelle.
Et si tu écoutais un peu plus ce qui est juste pour toi ?
Poser une intention demande parfois de faire un peu moins de bruit dans sa tête pour entendre ce dont on a réellement besoin.
La séance guidée « Écouter son intuition » t’invite à ralentir, à laisser l’analyse quelques instants de côté et à revenir à ton ressenti pour faire émerger ce qui semble juste pour toi.